Le Musée de l'Abri de HATTEN
Le Musée de l'Abri de Hatten
Le musée de l'Abri de HATTEN

Musée de l'Abri , rue de l'Abri 67690 HATTEN. Tous droits réservés © - Conception @llO Informatique Eurl

L'Abri est enterré à contre pente. Il comporte une façade aveugle de 60 mètres percée de deux portes et de quatre créneaux pour fusils mitrailleurs, un fossé Diamant destiné à recueillir les débris en cas de bombardement et à renforcer la difficulté d'accès, deux demi-caponnières équipées de créneaux de défense rapprochée et d'une goulotte lance-grenade.

Deux cloches GFM (Guet Fusil Mitrailleur) situées au dessus des demi-caponnières assurent le guet et la défense rapprochée sur le toit.

Un support d'antenne pour les transmissions par radio est visible en façade.


L'intérieur de l'Abri pouvait accueillir 220 hommes.


28 pièces ont été restaurées soit dans leur état d'origine, soit en salle d'exposition.

Du 9 au 21 janvier 1945, Hatten et le village voisin de Rittershoffen ont été au cœur de l'une des plus importantes batailles de blindés en France, dans le cadre de l'offensive Nordwind. Les deux villages furent détruits à 85% et il y eut 83 victimes civiles à Hatten, 31 à Rittershoffen.


Plusieurs salles, au cœur du Bunker, rendent hommage à ces victimes et retracent, grâce à de nombreuses photos et à des témoignages de combattants de cette bataille, l'histoire de ces deux villages dans la tourmente.


On peut y découvrir aussi l'Opération Nordwind, lancée par Hitler le 1er janvier 1945 pour donner un peu de répit à son Groupe d'Armées engagé dans la Bataille des Ardennes.

A l'extérieur, sur le site du Musée, le Bois du Souvenir est un endroit de calme et de recueillement dédié aux victimes civiles de la bataille.


Le bois du Souvenir avec ses 114 arbres, hommage aux 114 victimes civiles des 2 communes, ainsi que, sous une construction moderne ouverte aux 4 vents, la CHARETTE DU SOUVENIR, qui servit à transporter les corps des centaines de victimes militaires (américaines ou allemandes) et civiles.


Le Bois du Souvenir et la Charrette du Souvenir : un hommage aux 114 victimes civiles de Hatten et de Rittershoffen.

Ce bâtiment abrite le fond de M.EHRSTEIN Robert, consacré aux fortifications françaises de l'avant-guerre. Il illustre avec des maquettes, des plans, des cartes et des documents, la période de 1928 à 1940 depuis la construction de la Ligne MAGINOT jusqu'à l'Armistice de juin 1940.

La maison des maquettes est une véritable vitrine des autres sites de la ligne Maginot.

La plupart des maquettes sont à l'échelle 1/35e et représentent différents ouvrages casemates et abris caractéristiques de la fortification type Ligne MAGINOT ainsi que les véhicules, locotracteurs, wagons et chars de combat de cette période.

La collection exposée permet au public de découvrir les étapes de la construction de la Ligne MAGINOT et les ouvrages de différents types. Le visiteur découvre de plein pied les maquettes et acquiert une vision globale de la ligne sans parcourir les nombreux kilomètres de galeries et les escaliers des ouvrages réels.

A l'entrée, une scène de 1930 est reconstituée dans une vitrine. Elle représente un poste de douane avec le douanier allemand, la barrière, le douanier français et un garde mobile qui contrôle les identités des passants (contre espionnage) en cette période de construction.

Cette salle est dédiée aux 130 000 Alsaciens et Mosellans Incorporés de Force dans l'armée allemande par l'occupant nazi, de 1942 à 1945, alors que l'Alsace et la Moselle avaient été annexées au 3ème Reich.

Mobilisés contre leur gré, au mépris de toute légalité, sous la menace de déportation de leur famille en cas de désertion, quarante mille d'entre eux ne sont jamais revenus, morts pour une cause qui n'était pas la leur.

La plus grande partie d'entre eux fut affectée au front de l'Est, en Russie.

Evadés de la Wehrmacht ou faits prisonniers par les Russes beaucoup furent rassemblés au camp de Tambov, où le travail forcé, la sous-alimentation, le climat très rude, le manque d'hygiène, les épidémies et les punitions firent des milliers de victimes.

Les rescapés ne commencèrent à rentrer chez eux qu'en automne 1945 et les derniers, isolés dans des camps éloignés, ne rentrèrent qu'en 1955.

Dans cette salle, vous pourrez découvrir l'histoire de ces hommes à travers des récits et des témoignages. Vous y verrez une reconstitution de la vie dans les camps ainsi que des photos montrant leurs conditions de vie. Enfin, une partie de l'exposition est consacrée à la propagande nazie vantant les mérites de l 'armée allemande et voulant inciter les Alsaciens à s'engager dans ses rangs.


Vous y trouverez également une urne contenant de la terre de TAMBOV ramenée par les membres de l'association " Pèlerinage à Tambov " chère au président Charles KLEIN, ancien maire de Weyersheim, décédé le 27 février 2008 à l'âge de 85 ans.

A l'extérieur, devant la construction, un arbre ramené de Tambov et un petit mémorial en souvenir des Malgré-nous.

Ce hall contient du matériel exclusivement américain ou allemand de 1939 à 1945 : les mises en scène évoquent la bataille de janvier 1945 à Hatten.




Plusieurs dioramas avec des chars, des canons, des véhicules chenillés ainsi que des uniformes reconstituent le champ de bataille où s'opposaient les armées allemandes et américaines.



Au fond du hall, un espace de 80m2 permet de recevoir des expositions temporaires.

A l'extérieur, autour du Bunker le visiteur pourra découvrir une importante collection de matériel militaire de 1939 à nos jours.


Regroupés par pays d'origine vous pourrez découvrir :


-Dans la zone française, des véhicules de transport, des engins blindés, un engin de franchissement de cours d'eau, etc….


-Dans la zone américaine, des canons et des blindés (Half-track).


- Dans le secteur soviétique et est-allemand : la « Guerre froide » : station météo, avion à réaction MIG 21, hélicoptères, reconstitution du « mur de Berlin »,

un char T34 en ordre de marche, etc...


- Une réserve de matériel visitable.

HISTORIQUE


Pas moins de 19 ouvrages de la Ligne Maginot ont été construits à partir de 1930 sur le ban de la commune de Hatten, village situé en bordure de la grande forêt de Haguenau à son extrémité EST. Parmi ces ouvrages figurent de nombreux petits bunkers, mais également un bel OBSERVATOIRE (non visitable) et bien sûr l'ABRI, le plus grand avec ces 28 pièces toutes reconstituées, les unes à l'identique, les autres en salles d'exposition.